Jean Paul
Forlot depuis peu retraité de l’éducation nationale
(professeur EPS) est entraineur d’athlétisme depuis 1974. Plusieurs
générations d’athlètes l’ont fréquenté à la piste d’athlétisme du
Rhodia puis du stade Frédéric Mistral
(St Maurice l’Exil). En 3 questions/réponses il donne son point de
vue sur l’évolution de l’athlétisme.
Question 1 :
Au cours de l’assemblée générale vous avez fait un état des lieux un
peu pessimiste sur l’évolution de l’athlétisme.
Est-ce la réalité ?
«Je dirai réaliste. C’est le bilan
de la saison écoulée. C’est aussi ce que je constate depuis quelques
années. L’athlétisme n’est plus prioritaire dans l’enseignement
scolaire. Au club on retrouve cet état de fait. Les petits viennent
faire de l’athlè sans véritable engagement. C’est la société
d’aujourd’hui. On fait du sport à la carte. Les petits mais aussi
leurs parents ne jouent pas le jeu. C’est ce qui fait les
désaffections lors des compétitions».
Question 2 :
Quelles seraient les pistes à prendre pour
relancer l’athlétisme ?
«L’Athlé doit reprendre pied dans les
établissements scolaires. Il faut considérer ce sport qui est à la
base de tous les autres sports comme une formidable école de la vie.
Le goût de l’effort. L’Athlé permet aussi d’individualiser l’effort.
D’apprendre à ne pas se réfugier derrière le groupe».
Question 3 : Dans
ce contexte comment le club peut évoluer ?
«Au niveau local il faudrait créer des
passerelles avec les établissements scolaires. Peut être il faudrait
plus d’entraineur pour se rendre disponible aux demandes externes.
Je pense par exemple qu’il serait intéressant de relancer un cross
inter établissement du pays roussillonnais. En tant qu’ancien
professeur que je dirai l’athlétisme est une discipline essentielle
dans l’éducation sportive. A nous aussi d’impliquer les
parents pour motiver leurs enfants».